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Les crimes économiques sont en hausse au pays

Les crimes économiques sont en hausse au pays

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TORONTO - Les crimes économiques, notamment les cybercrimes, sont en hausse au pays, alors que des entreprises canadiennes ont rapporté avoir perdu entre 100 000 $ et 5 millions $ au cours des deux dernières années.

Un sondage de la firme PwC Canada (PricewaterhouseCoopers) portant sur les crimes économiques indique que 37 % des organisations canadiennes ont été victimes d'un crime économique au cours des deux dernières années.

Plus des trois quarts des dirigeants canadiens qui ont répondu au sondage estiment même que les fraudes sont plus courantes que jamais auparavant au sein de leur entreprise.

Parmi les entreprises et organisations canadiennes qui ont répondu au sondage, 48 % ont rapporté des pertes de moins de 100 000 $ US et 41 % des pertes oscillant entre 100 000 $ US et 5 millions US $.

La fraude la plus courante au Canada était le détournement de fonds, qui représentait 62 % de tous les crimes économiques, en hausse par rapport à 58 % en 2014.

En deuxième position, on retrouvait les cybercrimes (28 %), la fraude au niveau des contrats (21 %), la fraude au sein des ressources humaines (13 %), la fraude hypothécaire (11 %) et la corruption (11 %).

Institutions financières à risques

Ce sont les institutions financières qui sont les plus susceptibles de faire l'objet de fraude, tout comme les secteurs de l'énergie, des services publics et de l'industrie minière.

Près de la moitié des crimes économiques d'importance ont été perpétrés par des employés travaillant au sein de l'organisation subissant une fraude.

Selon le sondage, ces fraudeurs sont généralement des hommes diplômés, qui travaillent depuis trois à cinq ans au sein de l'organisation, qui sont âgés de 31 à 40 ans et qui occupent un poste de gestion intermédiaire/ supérieur.

«La criminalité économique est toujours omniprésente au Canada, alors qu'elle continue à trouver des manières d'infiltrer tous les types d'entreprises, a commenté Lori-Ann Beausoleil, responsable nationale des services juridiques chez PwC Canada. Des mesures défensives devraient faire partie de la stratégie et de la culture de toute organisation, et ce ne devrait pas être seulement la responsabilité d'une personne ou d'une équipe.»

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