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Les Québécois favorables à exploiter le pétrole d'ici

MONTRÉAL -  Une majorité de Québécois se dit favorable à l'exploitation des ressources pétrolières du Québec selon un sondage réalisé par Léger Recherche pour le compte de l'Institut économique de Montréal.

Le coup de sonde a été mené dans différentes régions du Québec. La première question posée aux répondants consistait à déterminer s'il serait opportun, puisque le Québec importe tout son pétrole de l'extérieur, d'exploiter les ressources pétrolières québécoises ou s'il faut plutôt continuer d'importer 100 % du pétrole nécessaire à sa consommation.

Pour 57 % des hommes et 51 % des femmes, le Québec devrait exploiter ses ressources pétrolières. Près d'un sur quatre (23 %) estime que mieux vaut poursuivre l'importation extérieure.

Les 18 à 24 ans sont moins convaincus que leurs aînés de la nécessité d'exploiter les ressources. Ils en font une nécessité dans une proportion de 33 %, alors que 63 % des 65 ans et plus favorisent cette avenue.

Le sondage montre également que 63 % des répondants qui se disaient d'allégeance péquiste et 78 % de ceux se disant conservateurs sur la scène fédérale souhaitent une exploitation des ressources pétrolières du Québec.

Une proportion de 75 % des libéraux du Québec et de 66 % de ceux d'allégeance de la Coalition avenir Québec sont enclins à importer le pétrole de l'Ouest canadien. Au Parti québécois, 52 % sont de cet avis et 53 % pour ceux qui voteraient Québec solidaire.

S'il faut importer du pétrole de l'extérieur, 59 % des Québécois sondés estiment préférable d'opter pour le pétrole de l'Ouest canadien, contre 10 % qui choisiraient, dans l'ordre, le Mexique, l'Arabie-Saoudite ou l'Algérie. Cela dit, plusieurs hésitent à choisir, puisque 27 % des participants ont affirmé ne pas avoir de réponse à cette question.

Le pipeline favorisé

Lorsque vient le moment de déterminer comment transporter ce combustible, le pipeline est considéré par 41 % des répondants comme le moyen le plus sécuritaire pour transporter le pétrole. Un plus grand nombre d'hommes (50 %) que de femmes (33 %) sont de cet avis.

Encore là, d'importantes variations sont observables entre les générations. Les jeunes de 18 à 34 ans sont moins convaincus du transport par pipeline. Chez les 18 à 24 ans, l'oléoduc est le moyen priorisé pour 19 %, contre 21 % pour le train et 15 % pour le camion-citerne. Les 25-34 ans sont tout aussi partagés avec 25 % qui préfèrent le pipeline, 24 % le camion-citerne et 12 % le train.

La tendance est tout autre chez les 35 ans et plus avec 44 % des 35 à 44 ans et 40 % des 45 à 54 ans favorables au transport par pipeline. Les 55 à 64 ans préfèrent le pipeline dans une proportion de 49 % et les 65 ans et plus à 59 %.

De manière générale, toutes les catégories d'âges confondues, le camion-citerne (14 %), le bateau (10 %) et le train (9 %) sont les autres moyens de transport considérés après le pipeline.

L'Institut économique de Montréal (IEDM) a mandaté la firme Léger Recherche Stratégie Conseil afin de mener une étude en ligne auprès de 1014 Québécois âgés de 18 ans et plus, entre le 1er et le 4 février 2016. 

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