Emmanuel Martinez
Agence QMI

Entente de principe concernant le financement des CPE

Entente de principe concernant le financement des CPE

Cette entente de principe, annoncée jeudi matin, s'est conclue mercredi soir à la suite d'un véritable marathon de négociations. Photo Fotolia

Emmanuel Martinez

Dernière mise à jour: 28-01-2016 | 10h22

QUÉBEC - Le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE) s'est entendu concernant le financement des services de garde avec le ministère de la Famille.

Cette entente de principe, annoncée jeudi matin, s'est conclue mercredi soir à la suite d'un véritable marathon de négociations.

«L'entente concernant le mode de financement va s'appliquer à tous les CPE», a affirmé Francine Lessard, vice-présidente exécutive et directrice générale du CQSGEE, en entrevue à l'Agence QMI, et ce, même si son organisation ne représente qu'environ le quart des centres de la petite enfance (CPE) de la province.

«C'est un nouveau mode de financement qui va permettre de régler la problématique qu'on vit depuis certaines années, soit qu'une centaine de CPE, environ 10 % des CPE de la province, font d'année en année des déficits, tandis qu'une autre proportion fait constamment des surplus», a dit Mme Lessard.

Elle a précisé que l'allocation des fonds par le ministère de la Famille va davantage tenir compte de la spécificité de chaque CPE. Elle mentionne notamment la taille et le milieu socio-économique qui compose la clientèle.

Certains CPE recevront des allocations spéciales et le financement ne sera pas basé sur le tiers des CPE les plus performants, comme l'avait annoncé le ministère de la Famille à la fin de l'année dernière.

Compressions

La directrice générale du CQSGEE a ajouté que les détails de l'entente seront révélés publiquement dans quelques jours, lorsque les négociations avec les garderies privées seront terminées. Elle précise toutefois «qu'on ne parle pas de 120 millions $ de compressions dans le réseau des CPE», comme l'avait annoncé le gouvernement Couillard en décembre.

C'est justement l'ampleur de ces compressions qui avaient amené l'Association québécoise des CPE (AQCPE), qui représente la grande majorité des centres de la petite enfance, à ne pas participer aux négociations avec les libéraux provinciaux.

L'AQCPE s'est montrée d'ailleurs prudente quant à cette entente de principe.

«On attend la nomination d'un nouveau ministre avant de commenter», a mentionné à l'Agence QMI Marie-Claude Lemieux, directrice des relations publiques et partenariats pour l'AQCPE, en parlant du remaniement ministériel de jeudi par le premier ministre Philippe Couillard.

«On demande l'annulation des compressions de 120 millions $ dans le réseau des CPE», a ajouté Mme Lemieux.

Mépris

L'AQCPE est à couteaux tirés avec le gouvernement provincial.

«C'est un gouvernement qui est certainement le plus méprisant à l'égard des familles depuis 20 ans», avait d'ailleurs affirmé la semaine dernière le président-directeur général de l'Association québécoise des Centres de la petite enfance (AQCPE), Louis Sénécal.

Avant les Fêtes, l'AQCPE s'est retirée de la table des discussions avec le gouvernement afin d'amorcer une mobilisation provinciale, qui inclut des chaînes humaines autour des écoles, une pétition, des lettres aux députés, ainsi qu'un grand rassemblement prévu le 7 février à Montréal.

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