Denise Proulx
Agence QMI

Des pelles québécoises viennent au secours des Américains

Des pelles québécoises viennent au secours des Américains

La compagnie Garant située à Saint-François (Québec), fabrique des pelles, grattes à couverture, balais à neige... qui risque d'être en demande à Washington avec la méga tempête prévue.Photo Annie T. Roussel / Agence QMI

Denise Proulx

Plusieurs entreprises québécoises sont à pied d'œuvre pour secourir les Américains de la côte est qui subissent la tempête Jonas qui leur laissera entre 20 et 60 cm de neige.

Pour être certaine d'avoir en inventaire la quantité de pelles et coupe-glaces réclamée par les détaillants américains, la compagnie Garant s'est déjà mise à l'ouvrage. Depuis vendredi, et pendant toute la fin de semaine, elle produira quotidiennement entre 3500 à 4000 pelles dans son usine de Montmagny.

Ça fait une semaine que l'équipe de Garant se prépare à soutenir ses clients américains.

«On est proactif. On valide nos inventaires à expédier aux États-Unis dans les prochaines 24 heures, a indiqué Clément Demers, directeur de la logistique chez Garant. On a contacté nos clients et représentants pour les informer que nous sommes prêts à prendre des commandes. On en a d'ailleurs déjà reçu 10 supplémentaires depuis mercredi.»

À court terme, la compagnie peut fournir jusqu'à 75 000 outils aux distributeurs américains.

200 monteurs de ligne

De son côté, Hydro-Québec a mis sur la route, en direction de Long Island, 200 monteurs de ligne et 20 spécialistes de la logistique, à la suite d'un appel de la compagnie d'électricité PSEG Long Island, active à New York. Membre du North Atlantic Mutual Assistance Group (NAMAG) qui regroupe 29 compagnies d'électricité canadiennes et américaines, Hydro-Québec s'est engagée à porter assistance en cas de catastrophe naturelle.

«On a reçu l'appel vendredi matin. Nous allons déployer autant d'équipements que nous le pourrons, tout en nous assurant de maintenir la qualité de nos services ici au Québec», a déclaré la porte-parole Audrey Giguère.

Un autre membre du NAMAG, Hydro-Ottawa, attend un appel à l'aide pour lancer ses travailleurs vers les États-Unis.

«Nous avons mis nos équipes d'urgence en stand-by, de sorte qu'elles pourront être déployées dès que possible», a complété le porte-parole Daniel Séguin.

Ce sont les compagnies d'électricité demanderesses qui assument la totalité des factures des équipes et équipements expédiés en renfort.

Retombées financières pour les entreprises

«Les ventes supérieures que nous réaliserons aux États-Unis aideront à renflouer les pertes subies par le temps doux du début de l'hiver», s'est réjoui Clément Demers, de Garant.

Jugeant difficile de chiffrer les revenus découlant de la tempête Jonas, le gestionnaire estime qu'ils pourraient s'échelonner entre 50 000 $ et 1 million $.

D'autres entreprises, comme RCR International, spécialisée dans les équipements de protection contre le froid, s'attend à en voir les retombées dans un mois.

«Si on se fie à ce qui s'est passé lors de la tempête de 2010 à New York, les gens ont pris conscience que leur résidence était mal isolée et ils se sont rués vers les détaillants pour acheter des coupe-froid, a expliqué la responsable de la chaîne d'approvisionnement, Julie Bouchard. Le téléphone n'a pas dérougi dans les semaines qui ont suivi et il a fallu augmenter nos employés pour répondre aux commandes.»

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