Marc-André Gagnon
Agence QMI

Entente de principe avec le géant minier Tata Steel

Entente de principe avec le géant minier Tata Steel

Une usine de Tata Steel, au Royaume-Unis.Photo Archives / Reuters

Marc-André Gagnon

DAVOS - Preuve que le Plan Nord est toujours vivant malgré la faiblesse du cours du minerai de fer, le géant minier indien Tata Steel promet d'investir 400 millions $ de plus sur la Côte-Nord, a annoncé Philippe Couillard, mercredi.

«C'est une très bonne nouvelle pour le Québec et ça envoie un grand signal d'espoir, notamment pour la Côte-Nord», s'est réjoui le premier ministre Philippe Couillard, qui a procédé à la signature d'une entente de principe avec la société minière, en marge du Forum économique mondial de Davos.

Ces investissements supplémentaires, qui s'ajoutent à 1 milliard $ que Tata a déjà investi dans le projet de mine de fer DSO à Schefferville, permettront d'assurer le maintien d'au moins 300 emplois.

Il s'agit du plus gros investissement de Tata Steel en dehors de l'Inde, a signalé son directeur général, M. T. V. Narendran.

En retour, Québec envisage désormais d'investir dans le projet DSO, mais on ignore encore à quelle hauteur. En vertu de cette nouvelle entente, le gouvernement a jusqu'au 31 mars prochain pour fixer la valeur de sa participation.

La province s'engage aussi à poursuivre le travail pour faciliter le transport du minerai à partir de la jonction Arnaud jusqu'au port de Sept-Îles.

Des retombées de 5 milliards $

Sur un horizon de 10 à 15 ans, les retombées économiques directes et indirectes des investissements de Tata Steel au Québec devraient avoisiner les 5 milliards $, a relaté M. Couillard.

«Des retombées économiques considérables», a fait valoir le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust. Cette somme représente déjà 10 % des 50 milliards $ espérés en retombées dans le cadre du Plan Nord, a observé le ministre Daoust.

«Ça prouve que, lorsqu'on disait que même si les prix des minerais sont bas, il faut continuer d'investir dans le Plan Nord», a dit le premier ministre.

Cette annonce a de quoi contraster avec l'avortement, en décembre dernier, du projet d'usine de silicium de l'entreprise espagnole FerroAtlàntica à Port-Cartier, qui était évalué à plus de 380 millions $.

En début d'année, l'entreprise Tata Steel a fait craindre le pire aux travailleurs de la Côte-Nord, en décidant de ralentir considérablement la cadence de ses activités à Schefferville.

«Je comprends les gens de la Côte-Nord d'être inquiets, mais on a une entreprise qui voit à long terme, qui sait qu'un jour les cours vont remonter, et qui choisit d'investir», a déclaré M. Couillard, visiblement satisfait du signal envoyé par la compagnie indienne.

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