Denise Proulx
Agence QMI

TM4: dominer le marché mondial du véhicule électrique

TM4: dominer le marché mondial du véhicule électrique

Robert Baril, directeur général de TM4.Photo Archives / Agence QMI

Denise Proulx

BOUCHERVILLE - TM4, l'une des dix entreprises majeures au niveau mondial en technologies de moteurs électriques, veut s'imposer dans les marchés du transport commercial et des autobus.

Créée à partir du centre de recherche d'Hydro-Québec, elle a annoncé en septembre l'obtention d'une commande du manufacturier d'autobus chinois Foton pour la fabrication de 250 systèmes de motorisation électrique qui équiperont des bus de 12 et 18 mètres utilisés à Beijing.

«La Chine compte 40 000 véhicules électriques dans ses villes et projette en mettre 50 000 supplémentaires sur les routes en 2016. Nous croyons qu'il y a énormément de potentiel de commercialisation de nos technologies en Asie », a indiqué Robert Baril, directeur général de TM4, dont les bureaux sont installés à Boucherville.

Même s'il est difficile de connaître les véritables retombées pour le Québec, la coentreprise créée avec l'entreprise chinoise Prestolite Electric Propulsion Systems (PEPS) fait espérer un rayonnement mondial des systèmes SUMO HD et MD, grâce à ses réseaux de vente dans une dizaine de pays asiatiques.

«Nous nous démarquons dans les composantes électroniques et les logiciels de contrôle. TM4 détient une grande compétence en ce domaine et nos procédés performent bien en économie d'énergie, a renchéri Robert Baril. Il va y avoir un mouvement de masse important vers les véhicules électriques, à mesure que les administrations municipales vont devenir sérieuses dans leur prise en compte des changements climatiques. Assurément, il y a une tendance lourde en ce sens.»

Transport en commun

Robert Baril dit constater l'intérêt pour le moteur électrique chez les gestionnaires de flottes de véhicules, ce qui encouragent les manufacturiers de véhicules à intégrer des solutions électriques dans les camions lourds et semi-légers, les autobus et autres véhicules récréatifs, en plus des automobiles.

«Il faut accepter une période de certification des technologies, a-t-il souligné. Mais les stratégies de transition sont en cours. Nous avons des vitrines de démonstration aux États-Unis, en Europe, en Chine et en Inde, surtout pour les autobus urbain. On a besoin de créer un impact avec nos technologies», selon lui.

Puis, il faudra bien un jour que le secteur privé compte plus qu'un Alexandre Taillefer pour investir dans le développement commercial des véhicules électriques.

«On a besoin de démontrer notre crédibilité, comme solution aux changements climatiques. C'est ce qui va créer un effet de levier», a conclu M. Baril.

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