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Paul Simier - Journal de Montréal
psimier@journalmtl.com
![]() Photo: Journal de Montréal | |
| Salers est envahi par les boutiques de produits régionaux. |
Salers est une cité médiévale de 359 habitants, perdue dans les collines rabotées du sud de l’Auvergne. De sa prospérité d’il y a trois ou quatre siècles, elle a conservé des remparts, d’opulents hôtels particuliers et un ensemble architectural magnifiquement conservé.
L’église comporte un porche datant du XIIe siècle, tandis que le reste de la bâtisse actuelle fut édifié au XVe siècle. On peut notamment y apprécier quatre tapisseries d’Aubusson datant du XVIIe.
Cité de caractère
Jadis lieu de foires et de marchés,
Salers abritait également le
pouvoir judiciaire régional, ce qui
rendait la localité incontournable.
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Comme il en est à présent de la plupart de ces localités typiques, la quasi-totalité des maisons du bourg ont trouvé une vocation commerciale, les boutiques de souvenirs alternant avec les restaurants pour touristes.
Un fromage AOC
Partout, on vous propose des spécialités
locales et régionales, à
commencer par le salers, un fromage
fermier à pâte pressée à
base de lait de vache cru et entier
dont la production se limite à la
période de la mise en herbage. Les
conditions de fabrication et la zone
de production sont délimitées par
une Appellation d’origine contrôlée
(AOC).
Salers est également le nom d’une liqueur régionale, créée en 1885 par une famille de la localité à partir d’eau de vie aromatisée à la gentiane.
…et une race bovine
Le nom de Salers, enfin, demeure
associé à la race bovine particulière
qu’on élève dans la région. Le
bovin de race Salers se distingue
par sa robe acajou et ses cornes en
forme de lyre.
Élevée pour la qualité de sa viande, la salers a conquis le monde du fait de sa rusticité. On la trouve aussi bien en Australie et en Afrique…qu’au Québec.
Les environs de Salers se composent de belles collines verdoyantes, toutes consacrées aux pâturages.
De loin en loin, on y aperçoit des
burons, constructions de pierre
traditionnelles qui servaient
autrefois de fromagerie durant la
saison de l’estive, les cinq mois
durant lesquels les troupeaux
vivaient à la montagne, gardés par
des vachers.



