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Un pays sur lequel le temps n’a pas de prise
Martin Smith - Journal de Montréal

 
Un pays sur lequel le temps n’a pas de prise
Photo Le Journal de Montréal
Vingt jours de marche à travers le pays des Sherpas permet de rencontrer beaucopu d'enfants dont les conditions de vie ne sont pas toujours faciles.
Impossible d’imaginer plus beau pays que le Népal pour délaisser les traditionnelles destinations mer et soleil afin de goûter à la montagne.

La montagne, mais aussi une immersion dans un environnement sur lequel les siècles ne semblent pas avoir de prise. Il faut dire que la géographie extrême du Népal condamne ses régions à être isolées mais les protège en même temps d’un progrès qu’on souhaiterait parfois pouvoir ralentir dans nos propres pays.

Il ne faut pas sortir tellement loin de Katmandou pour qu’il n’y ait plus de route, ni de véhicule à moteur.

Tout au long des quelque 200 kilomètres de sentiers qui nous ont conduits en 20 jours de Jiri jusqu’au pied de l’Everest, puis à Lukla pour le vol de retour vers la capitale, le bruit le plus notable était celui de la rivière Dudh Kosi dont les eaux glaciales viennent des glaciers de l’Himalaya.

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  • Népal, le voyage d'une vie

  • LE REPORTAGE EN IMAGES

  • Le sentiment de paix était d’autant plus net que peu de touristes choisissent la saison hivernale pour visiter le Népal. Pourtant, c’est la saison sèche, donc pas de précipitations et un ciel bleu omniprésent.

    Pendant les 20 jours de trek écoulés entre le départ de Jiri, le 23 décembre, et le retour à Lukla, le 12 janvier, on a eu 16 jours de soleil et 4 jours de nuages.

    Et pas de neige au sol. Même jusqu’au sommet du Kala Patthar, haut de 5545mètres, où l’on peut se délecter des plus belles vues sur le majestueux mont Everest.

    L’irritant majeur est le manque de chaleur dès que le soleil disparaît. Les lodges où nous couchions n’étaient pas chauffés la nuit. Et bien mal isolés. Quand ils l’étaient…

    Néanmoins, la bonne humeur contagieuse des guides Sherpas et leur aisance à remonter le moral de ceux qui vivaient des baisses de régime ont eu l’heur d’aplanir les petites difficultés de cette très longue promenade de Jiri à l’Everest que les Européens ont surnommée «la star des treks».

    Une trentaine de treks sont offerts à travers Le Népal. La plupart sont de difficulté moyenne.

    Depuis Montréal, un billet d’avion pour le Népal peut coûter de 1600 à 2300$. Un trekking vers le camp de base de l’Everest coûte environ 3500$ quand tout est arrangé par une agence spécialisée au Québec.

    Ce prix peut être grandement réduit pour un grand groupe et grâce à un organisateur qui négocie directement avec une agence népalaise sans intermédiaire. Encore faut-il trouver cet organisateur…