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Les accros de la malbouffe

Les gens ne sont pas renseignés sur ce qu’ils mangent, surtout à l’extérieur de la maison

Sun Media
04/01/2005 07h35 

Les Canadiens mangent peut-être moins de gras que dans les années 1970, mais ils mangent aussi moins de fibres et davantage d’aliments transformés. «Donc, je ne suis pas certaine que nous mangeons mieux qu’il y a 30 ans», affirme Louise Johnson-Down, la coordonnatrice du projet Food Habits.

Une partie du problème réside peut-être dans le fait que les gens ne sont pas renseignés à propos de ce qu’ils mangent, surtout lorsqu’ils le font à l’extérieur de la maison.

Afin de remédier à cette situation, une loi a été déposée l’an dernier qui obligerait l’étiquetage des calories sur les menus de restauration rapide. Les grandes chaînes de restaurants à services complets seraient tenues d’indiquer le nombre de calories, la teneur en sodium et aussi les taux combinés de gras saturés et de gras trans sur leurs menus. Ce projet de loi conçu par un simple député devrait bientôt être déposé de nouveau.

Combler un vide
Les partisans de ce projet de loi croient qu’il comblerait un vide que laisse la Loi sur l’étiquetage obligatoire des aliments transformés ou empaquetés qui doit entrer en vigueur en 2005. Cela aiderait aussi les consommateurs à apporter des petits changements à leur alimentation, ce qui produirait à la longue des dividendes.

Nous allons au restaurant environ 300 fois par année — ce qui veut dire en moyenne 11,3 fois par deux semaines — soit pour un repas, soit pour une collation. La grande majorité de ces sorties se font dans des établissements de restauration rapide.

En 2001, 30 cents de chaque dollar consacré à l’alimentation étaient dépensés au restaurant, ce qui représente une hausse si l’on compare aux 28 cents dépensés il y a 5 ans.

Resto = malbouffe?
Bien que manger au restaurant puisse être une occasion de bien s’alimenter, c’est plutôt le contraire qui se produit, selon Beth Mansfield. Personne ne recommande un restaurant où les portions sont petites. Au contraire, les gens préfèrent fréquenter les endroits où les portions sont grosses et où les repas ne sont pas chers. Invariablement, ceci se traduit par une tonne de frites, aucun légume et peu d’aliments riches en protéines.

Les repas au restaurant contiennent en général plus de calories et de sodium que ceux cuisinés à la maison et l’on estime que les enfants consomment le double de calories lorsqu’ils mangent à l’extérieur. Leur choix au menu comprend habituellement les doigts de poulet, la pizza, les hot dogs et le macaroni au fromage.


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