Wes Gilbertson
Agence QMI

Clôner Cammalleri? Les Flames aimeraient ça...

Clôner Cammalleri? Les Flames aimeraient ça...

Michael Cammalleri/ Photo AFP

Wes Gilbertson

CALGARY – Les Flames de Calgary aimeraient bien cloner Michael Cammalleri, mais ils ne le peuvent pas.

C’est bien dommage, puisqu’ils auraient besoin d’un peu d’aide à l’attaque.

Cammalleri est sur une bonne séquence, ayant marqué à cinq reprises lors de ses cinq derniers matchs. Le reste de ses coéquipiers ont uni leurs efforts pour une production similaire lors du même laps de temps.

«Tu regardes les Stamkos, Ovechkin, Kovalchuk, tous les grands marqueurs et lorsqu’ils sont sur une bonne séquence, tout ce qu’ils touchent fait scintiller la lumière rouge, a indiqué l’entraîneur-chef de l’équipe Bob Hartley. Et c’est ce que "Cammy" fait en ce moment.»

Les Flames ont un dossier de 3-7-1 depuis que Cammalleri est revenu au jeu d’une blessure au poignet, mais ils ne peuvent se plaindre de la contribution de l’ailier de 31 ans.

Malgré avoir manqué les sept premières parties de son équipe, l’ancien du Canadien de Montréal mène les siens dans la catégorie des buts, avec huit réalisations. En fait, il a inscrit près du tiers – 8 en 26 – des buts des Flames dans les 11 matchs auxquels il a pris part.

«Nous avons tous des responsabilités différentes dans l’équipe, mais pour un groupe, c’est de générer de l’attaque, a indiqué Cammalleri. Alors, quand vous sentez que vous remplissez votre rôle, c’est une bonne chose.»

Mais Cammalleri a besoin d’aide.

Avant la rencontre de jeudi face aux Stars de Dallas, les Flames disposaient de trop de joueurs à l’opposé du numéro 13.

David Jones a été blanchi à ses six derniers duels. Mikael Backlund n’a pas marqué à ses 10 derniers matchs alors que Sven Baertschi ne trouve pas de solution depuis 11 parties. De plus, T.J. Galiardi n’a pas fait scintiller la lumière rouge depuis le deuxième match de la saison.

Hartley a admis, après l’entraînement de mercredi, que Cammalleri a ce «don de pouvoir marquer» et «qu’on ne peut pas enseigner le fait de se démarquer sur la patinoire». Toutefois, l’entraîneur-chef a offert une réponse intrigante lorsque demandé ce que les coéquipiers de Cammalleri peuvent apprendre de lui.

«La partie de demain [jeudi] est déjà commencée. Je pense que c’est ce que plusieurs joueurs doivent apprendre, a indiqué Hartley. Le match ne commence pas à 19h. Pour un athlète, il commence bien avant. Je pense que Cammy a compris cela il y a longtemps. Tu le vois s’étirer le matin. Tu le vois se préparer avant la partie. Je ne sais pas s’il est superstitieux, mais il a toutes ces petites routines avec la rondelle…

«Tu te dois d’être prêt parce qu’il y a beaucoup de matchs d’un seul but. En tant que joueur, si tu as la rondelle sur ton bâton avec 10 secondes à faire au match ou en milieu de première période, ce pourrait être la différence entre une victoire et une défaite.»

Pour Cammalleri, être le meilleur buteur des Flames est bien. Mais le vétéran de 617 parties dans la LNH semble mettre autant d’emphase sur le fait de prêcher par l’exemple avec sa préparation; une leçon qu’il a apprise de l’ancien capitaine des Kings de Los Angeles Mattias Norstrom. En fait, Baertschi l’a notamment rejoint lors de son échauffement d’avant-match.

«J’ai vraiment été près [de Norstrom] et peut-être que je l’ai embêté un peu en tant que jeune homme arrogant, a indiqué Cammalleri. Je faisais les entraînements avec lui et ne faisais que le suivre. Nous faisions du covoiturage ensemble lors des parties à Los Angeles puisqu’avec le trafic, ça aide de prendre la voie réservée.

«J’ai vraiment apprécié son enseignement et essayé d’en apprendre le plus de lui. Il travaillait vraiment très fort.»



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