Georges Laraque se vide le cœur

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Georges Laraque en avait long à dire. © Agence QMI - Archives

Dernière mise à jour: 06-07-2010 | 13h01

L'attaquant Georges Laraque s’est vidé le cœur, lundi, lors de sa première entrevue depuis le jour où les Canadiens de Montréal l’ont libéré.

Toujours à la recherche d’un poste dans la Ligue nationale de hockey pour la prochaine saison, l’homme fort ne voulait pas faire de sortie publique avant la fin de la saison des Canadiens, qui ont racheté son contrat à la fin de juin.

Lors d'une entrevue accordée à CKAC Sports, il a lancé une flèche en direction de l’ancien entraîneur Guy Carbonneau, à qui il a reproché un manque de communication.

«Je n'étais pas content de mon rôle et la seule façon d'avoir des réponses, c'était d'aller voir Bob Gainey.

Comme moi, des gars comme Saku Koivu et Alex Kovalev ont dû aller voir Gainey, parce que Guy (Carbonneau) ne communiquait pas avec ses joueurs.

«Je lui ai demandé de m'échanger s'il croyait que mon rôle n'était pas important et il m'a dit qu'il parlerait à Guy. C'était le seul moyen de se faire entendre par Guy, qui n'était jamais disponible pour parler.»

«On devait aller voir sur les sites Internet pour savoir si on jouait. C'était ridicule. La journée même, tu sais qui va jouer. Pourquoi ne pas le dire aux joueurs concernés? Le vestiaire était divisé et il y avait des clans. Mais avec les joueurs que Gainey est allé chercher, je croyais vraiment qu'on se rendrait loin quand Jacques Martin a été nommé entraîneur.»

Pas mieux avec Martin

Laraque a déchanté quand certaines de ses connaissances l'ont mis en garde contre la philosophie du nouvel entraîneur-chef de l'équipe.

«André Roy m'a dit que Jacques Martin n'aimait pas les hommes forts et que je n'allais pas durer 30 matchs avec lui. Il avait raison car je n'ai pu jouer mon rôle. (...) Les dirigeants ne m'ont jamais rencontré et ne se sont jamais plaints de mon comportement ou de mon jeu.

«Jacques Martin ne voulait pas que j'aille défendre un coéquipier. Je demandais même à Kirk Muller d'effectuer une présence. Lors d'un match à New York où on se faisait brasser, l'entraîneur m'avait dit: "C'est pas grave, le match est fini". Il a même déclaré aux médias après le match que j'avais eu ma chance. J'étais déjà parti quand il a dit ça et j'ai compris pourquoi les gens étaient fâchés contre moi.»

La veille de sa libération, les Blues de Saint-Louis avaient inséré leur homme fort Cam Janssen dans la formation.

«(…) Il est entré en collision avec Carey Price et il s'est même battu avec lui. À Pittsburgh, Michel Therrien aimait le travail des hommes forts. Après un incident, je me retournais et je lui demandais: "Envoie moi sur la glace". Il souriait et il m'envoyait. Ce n'était pas le cas avec Jacques Martin.»

Il a souligné que ce dernier avait mentionné en entrevue qu’il ne croyait plus au travail des hommes forts dans la LNH. «Regardez bien Marian Gaborik l'an prochain avec Derek Boogaard pour le protéger chez les Rangers. Il va pouvoir marquer ses 50 buts tranquille. (…) À Montréal, on n'y croit pas et les petits joueurs se font brasser.»

Il a également déclaré que la performance de Jaroslav Halak avait permis de sauver l’emploi de plusieurs personnes chez les Canadiens. En conclusion, il a mentionné qu’il reviendrait à Montréal si c’était à refaire.

«C'était vraiment le fun de venir ici et je reviendrais n'importe quand. Dans le fond, il y a eu plus de positif que de négatif et j'ai toujours senti les gens derrière moi.»


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