Alexandre Daigle est l'exemple parfait d'un joueur qui n'a pas su répondre aux attentes.
«Il était le candidat idéal pour l'équipe d'expansion des Sénateurs d'Ottawa: photogénique, bilingue et un véritable outil de marketing... jusqu'à ce qu'il saute sur la glace», commente E. J. McGuire, directeur du recrutement de la LNH.
Les joueurs ont profité de son coup de patin de joueur junior. Dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, il n'a jamais eu besoin d'apprendre à se battre pour la rondelle, car il était toujours le premier joueur sur la rondelle.
«Mais dans la LNH, il arrivait en même temps que les autres sur la rondelle, parfois même une fraction de seconde plus tard, et il ne remportait pas ses batailles», analyse McGuire.
«Parce qu'on le considérait comme le prochain Guy Lafleur, comme le sauveur des Sénateurs ou encore comme le prochain Jean Béliveau, il aimait le style de vie des joueurs de la LNH hors de la patinoire et toute l'attention qu'il générait. Mais il a réalisé que la LNH n'était pas la LHJMQ. Il pensait peut-être que son statut de vedette le suivrait dans la LNH.»