Josianne Desjardins
Agence QMI

Khadir veut une F1 «améliorée»

Manifestation contre le Grand Prix de Montréal - Khadir veut une F1 «améliorée»

Amir Khadir© Agence QMI / Sébastien St-Jean


Josianne Desjardins

MONTRÉAL – Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ne se dit pas contre la tenue du Grand Prix de Montréal, même s’il s’est associé dimanche à une manifestation réclamant la disparition de l’événement.

Organisée par le Mouvement québécois pour une décroissance conviviale (MQDC), la manifestation qui s’est déroulée au parc Lafontaine a réuni environ 50 personnes, pour la plupart en faveur de l’abolition du Grand Prix du Canada.

Sur le coup de midi, tous les participants, y compris M. Khadir, ont dégonflé des ballons afin de protester contre l’événement qui «favorise la surconsommation» et «attire des touristes en mal de sensation forte».

Insistant sur le fait qu’il ne souhaite pas la disparition du Grand Prix de Montréal, le député de Mercier a spécifié qu’il était «en faveur d’une F1 améliorée».

«Notre société évolue, mais la F1, pas tant que ça. Elle tarde à intégrer certaines idées. Ceux qui s’alimentent de son concept actuel font du surplace», a-t-il dit.

N’ayant pas de «solution magique», M. Khadir propose à l’organisation de la Formule 1 d’opter pour des voitures électriques, comme l’ont fait les organisateurs d’une compétition en France, afin d’introduire «plus rapidement des normes environnementales».

«Nous sommes pour les retombées économiques, mais les activités doivent être respectueuses pour l'environnement», a-t-il ajouté.

Donnée encourageante pour M. Khadir, les voitures de Formule 1 devront être équipées en 2013 d’un moteur à quatre cylindres, plus écologique que les huit ou même 12 cylindres des moteurs actuels.

À «quatre pattes» devant la F1 ?

Serge Mongeau, porte-parole du MQDC et instigateur de la simplicité volontaire au Québec, estime que Montréal doit faire son deuil du Grand Prix.

«Cessons d’être à quatre pattes devant la Formule 1», a soutenu M. Mongeau, soulignant que l’événement «cause des désagréments pour la population, comme le bruit, la pollution et même la prostitution».

Il suggère plutôt de se concentrer sur des projets collectifs écologiques, citant en exemple le développement du réseau de pistes cyclables et de rues piétonnes.

Malgré ses «désagréments», le Grand Prix de Montréal génère tout de même des retombées économiques d’environ 100 millions $ par année.



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