Steve Nash aurait pu jouer à Toronto

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Steve Nash tentera d'aider les Lakers à remporter un autre championnat. Photo AFP / Getty


Steve Buffery

EL SEGUNDO, Californie - Après que les Lakers de Los Angeles eurent fait signer un contrat de trois saisons à Steve Nash en juin, ils ont conduit le vétéran meneur à l'extérieur de leur centre d'entraînement et l'ont placé devant l'écriteau d'une rue pour quelques clichés.

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Les Lakers s'entraînent au Toyota Sports Center dans la banlieue d'El Segundo, sur la rue Nash.

Assez évident comme endroit pour prendre des photos promotionnelles.

Un avant-goût des grands moments à venir? Possiblement. Bien sûr, les Lakers ne sont pas allés loin au point de renommer une rue en l'honneur de leur nouvelle vedette. Mais il s'agit d'une amusante coïncidence et probablement d'un signe que Nash appartient vraiment à Los Angeles.

L'athlète de 38 ans a bien failli devenir un membre des Raptors de Toronto durant l'entre-saisons. Finalement, celui qui a été nommé à deux occasions joueur par excellence de la NBA s'est entendu avec les Lakers pour évoluer aux côtés d'autres grands noms comme Kobe Bryant, Pau Gasol et Dwight Howard (qui s'est joint à l'équipe plus tard durant la saison morte).

Cité du cinéma

Los Angeles n'est pas située très loin de l'ancienne demeure de Nash, Phoenix, où demeurent encore ses deux jeunes filles, Lola et Bella, ainsi que son bambin Matteo, qui vivent avec son ancienne femme, Alejandra.

Le meneur de 6 pieds 3 pouces et 178 livres n'a plus que quelques bonnes années devant lui et n'a jamais remporté un titre de la NBA. Les Lakers semblent constituer la meilleure formation pour atteindre ce but (encore plus que les Knicks de New York, qui ont aussi courtisé le Canadien).

Aussi, vivre à Los Angeles donnera la chance à Nash de se rapprocher de sa deuxième passion : le cinéma, et plus particulièrement de la réalisation. Il a déjà trempé dans ce domaine avec succès, codirigeant le documentaire «Into the Wind» sur Terry Fox avec son cousin Ezra Holland pour ESPN.

Par contre, cela ne signifie pas que Nash - un fier Canadien qui a récemment été nommé directement général de l'équipe de basketball nationale - n'est pas passé près de devenir un Raptor. Encore moins qu'il n'aurait pas été fier de conclure sa carrière dans son pays natal.

Plus d'argent avec les Raptors

Dans une entrevue donnée à l'Agence QMI il y a quelques semaines, Nash a confirmé qu'il était tout près de parapher un contrat avec les Raptors. Le directeur général Bryan Colangelo aurait offert au joueur ayant grandi à Victoria, en Colombie-Britannique, un contrat de trois ans et 36 millions $, soit près de 10 millions $ de plus que ce qu'il touchera chez les Lakers.

«C'était très près d'une entente, a déclaré Nash. Notamment parce que ce fut une option bien avant l'ouverture du marché des joueurs autonomes. J'ai commencé à me faire à l'idée et j'étais à l'aise et heureux d'avoir la chance de jouer à Toronto. Mais quand la possibilité d'évoluer [à Los Angeles] s'est présentée, je ne pouvais pas passer à côté.»

Les Lakers représentent l'organisation sportive la plus importante au sud de la Californie. Nash insiste sur le fait qu'il n'a rien contre les Raptors, Colangelo ou encore sa terre natale.

À la conquête d'un championnat

Tout est une question de victoire. Même si Nash portait les couleurs de la formation de la Ville Reine, celle-ci n'accumulerait pas les gains cette saison ni l'année suivante. Pourtant, plusieurs amateurs ne se gênent pas pour le critiquer, lui reprochant d'avoir tourné le dos au seul club canadien dans la NBA. Capitaine Nash, comme on l'a surnommé lorsqu'il était membre de l'équipe nationale, a été accusé d'être un traître.

L'athlète de la Colombie-Britannique a été sensible à ces attaques. Il a tenu à préciser qu'il n'avait pas utilisé l'offre des Raptors comme un moyen de négociation afin de signer un meilleur pacte avec New York ou Los Angeles.
«Ça ne s'est pas passé comme ça, a assuré celui qui est né en Afrique du Sud. J'aurais tellement aimé aller à Toronto. J'étais excité.»

«Malheureusement, ce n'est pas une équipe qui peut prétendre aux grands honneurs. Mais j'aime Toronto. C'est comme être à la maison. Je crois que c'est une organisation et une ville de première classe. J'aurais été extrêmement fier d'évoluer pour eux, de représenter la ville, de jouer pour leurs partisans et de tenter d'aider les Raptors à participer aux séries.»

Si la grande vedette des Lakers Kobe Bryant s'adapte bien à la venue de Nash et Dwight Howard, s'il accepte de leur laisser un peu d'espace, Los Angeles pourrait être une sérieuse candidate au titre.

Pendant ce temps, les Raptors devraient encore connaître leur part de difficultés et lutter jusqu'à la fin pour accéder aux éliminatoires, ce qu'ils n'ont pas réussi depuis 2008. Colangelo a toutefois amélioré l'équipe ontarienne en faisant signer le meneur Kyle Lowry et le petit ailier Landry Fields, ce qui était censé convaincre Nash de s'amener à Toronto.


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