Carbo veut que soient bannis les coups à la tête

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Brandon Sutter, des Hurricanes, mis K.O. par une mise en échec de Doug Weight des Islanders.  © Ed Betz/AP

Charles-André Marchand

La saison est encore très jeune, mais déjà trois joueurs, dont Andreï Kostistyn, du Canadien de Montréal, ont été victimes de mises en échec vicieuses, mais considérées comme étant légales.

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L'incident le plus récent impliquait Brandon Sutter, des Hurricanes, mis K.O. par une mise en échec de Doug Weight des Islanders.

Quelques jours plus tôt, c'était Matt Stajan, des Maple Leafs, qui se retrouvait au pays des rêves gracieuseté de Dennis Wideman, des Bruins. Quant à Andreï Kostistyn, il a été blessé par une violente mise en échec de Kurt Sauer, des Coyotes de Phoenix, le 18 octobre dernier.

«Il faut que la ligue agisse. Ça n'a pas de bon sens. Brandon Sutter n'avait même pas la rondelle quand il a été frappé, a déploré l'entraîneur-chef Guy Carbonneau qui refuse de blâmer Sutter de ne pas s'être protégé, comme certains le font. Il avait la tête basse, c'est vrai. Mais au hockey, un joueur se retrouve souvent dans une telle position. Ce n'est pas une raison pour le frapper à la tête.»

Carbo a ensuite ajouté: «On est tous responsables de nos gestes, de nos actions. J'ai déjà tenu un fusil dans mes mains et je n'ai jamais tué personne. C'est la même chose sur la patinoire. Comprenons-nous bien, je ne souhaite pas que l'on devienne une ligue molle, mais il y a des limites. Les coups à la tête ça ne fait pas partie du hockey.»

Examen de conscience

En fait, non seulement Guy Carbonneau croit fermement que la LNH devra se pencher sérieusement sur la question des mises en échec à la tête des joueurs, mais que c'est tout l'univers du hockey, des rangs mineurs aux rangs professionnels, qui devrait en profiter pour faire un sérieux examen de conscience.

«Nous sommes tous responsables. C'est un peu la faute de tout le monde, de tout l'entourage des joueurs, des parents et des entraîneurs qui disent aux jeunes, à partir de l'âge de six ou sept ans, de finir les mises en échec en tout temps. C'est la faute des médias qui diffusent les faits saillants des buts, mais aussi, comme au football, des mises en échec les plus violentes. Les joueurs aiment tous passer à la télévision dans les faits saillants. Il y a certainement un manque de respect entre les joueurs. Mais il y a un moment et un temps pour compléter sa mise en échec. Il est plus que temps de se pencher sur le problème», conclut l’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal.


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