À l'aveuglette malgré Dame Tempête!

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Parcours du Red Bull Crashed Ice. © Jacques Boissinot – PC

Stéphane Cadorette

Pas même les sautes d'humeur de Dame Nature ne sont parvenues à mettre un frein à l'enthousiasme de plusieurs dizaines de participants au Red Bull Crashed Ice, hier, quand ceux-ci ont fait connaissance avec le parcours pour la première fois à l'entraînement.

Au Crashed Ice, tout est réglé au quart de tour. Chaque parcelle de la piste a été scrutée au peigne fin et tout était prêt pour l'arrivée de la visite, hier matin. La nature étant le seul impondérable incontrôlable, les organisateurs se sont toutefois fendus en quatre pour déblayer la piste en pleine tempête.

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  • Une entrevue avec Sébastien Paradis, directeur du marketing du Red Bull Crashed Ice
  • Une entrevue avec Simon St-Hilaire, participant à la course

  • Les concurrents de ce soir ont donc pu, comme prévu, se familiariser avec le parcours une première fois, ce qui ne s'est pas fait sans heurt, mais tout de même dans la bonne humeur.

    «Ce n'est vraiment pas évident. À la fin de la descente, on ne voyait plus rien. J'avais carrément les yeux fermés et je me demandais juste si je finirais debout», rigolait Ian Sévigny, de Montréal, après son premier essai.

    Ce dernier était d'ailleurs de la première édition, l'hiver dernier. Même en excluant le facteur climatique, il estime que la compétition de ce soir ne sera vraiment pas de la tarte.

    «L'an passé, j'aurais donné un 5 sur 10 comme coefficient de difficulté. Cette fois, j'y vais avec un 9,5! Ça va se corser, il va falloir être dans notre bulle», a-t-il poursuivi.

    Plus de suspense

    De l'avis d'un autre participant qui en est à sa deuxième édition, l'issue de chaque descente pourrait se décider à la toute fin.

    «L'an dernier, il s'agissait de prendre une certaine avance au départ et on savait pas mal ce qui allait se passer. C'est pas mal plus dur cette année. Il y a tellement de virages et d'obstacles que tout peut arriver», prétend Steve Valois, de Granby.

    À côté de lui, Louis-Philippe Gascon se remettait de ses émotions. «C'était tripant même si on ne voyait pas grand-chose. On a beau regarder des vidéos et se dire que c'est extrême, c'est totalement différent de le vivre», a-t-il lancé.

    Bienvenue à Québec!

    Bien sûr, à travers les compétiteurs québécois, se greffent grand nombre de patineurs venus d'un peu partout. Pour Brandon Parminter, de Vancouver, il semblait difficile de ne pas se croire en Antarctique!

    «C'est ma première visite à Québec et j'ai rarement vu une telle tempête, a lancé celui qui joue encore au hockey semi-professionnel en Colombie-Britannique. J'en ai vu d'autres, mais pourtant, à ma première descente, je peux vous dire que j'en avais peur.»

    Que les compétiteurs et spectateurs se rassurent, la météo s'annonce plus clémente, aujourd'hui. Ce qui ne veut pas dire que le parcours sera facilité.


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