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Euro 2012

Portrait du Groupe A

Agence QMI 
Morris Dalla Costa
07/06/2012 10h35 
 
 
La République tchèque

La République tchèque a longtemps constitué une puissance, elle a développé certains des meilleurs joueurs européens. Cependant, les jours de Jan Koller, Karel Poborsky et Pavel Nedved sont chose du passé.

Il faudra un effort suprême des vétérans de cette équipe si les Tchèques espèrent atteindre le deuxième tour de l'Euro, même s'ils font partie d'un groupe faible.

Ils devront aussi souhaiter des miracles de la part de leur gardien Peter Cech, puis profiter des revirements qui suivront ses arrêts-clés.

Le gardien de Chelsea a été admirable dans la Première ligue anglaise. Il a aussi été un facteur d'importance dans les succès des siens dans la Ligue des champions. Mais, dans ses apparitions précédentes à l'Euro 2008, il a commis une grave erreur contre la Turquie. Alors que la marque était 2-0 République tchèque avec 15 minutes à jouer, les Turcs avaient comblé le déficit pour l'emporter 3-2 dans l'une des conclusions de rencontre les plus époustouflantes jamais vues à l'Euro.

La République tchèque n'aligne pas quantité de jeunes, en fait seulement deux d'entre eux sont sous la barre des 25 ans.

En attaque, elle attendra beaucoup de Tomas Rosicky, souvent blessé au cours de sa carrière, mais actuellement en santé. Les espoirs sont élevés aussi envers l'étoile montante du Bundesliga, Michal Kadlec, un arrière qui aime se porter à l'attaque. À 27 ans, il a terminé en tête des compteurs lors des rondes préliminaires.

Sur le plan défensif, les Tchèques n'ont alloué que huit buts en 10 matchs, la moitié de ceux-ci sont survenus dans des défaites face à l'Espagne.

La Pologne

La Pologne tente depuis plusieurs années de prendre sa place lors des tournois majeurs, sans grand succès, mais les étoiles pourraient être alignées pour les Aigles blancs lors de l'Euro 2012.

Si le pays ne fait pas le poids face aux puissances européennes du ballon rond, il ne faut jamais sous-estimer l'avantage d'évoluer à la maison. Les équipes locales ont toujours un avantage tangible dans ce genre d'événement. Non seulement les arbitres sont souvent intimidés par les foules partisanes, mais les locaux sont également énergisés par le fait de jouer dans leur propre cour.

En plus, pour la première fois depuis longtemps, l'équipe nationale amorcera un tournoi avec tous ses joueurs clés en bonne santé et au sommet de leur carrière.

Les Polonais pourront compter sur plusieurs jeunes jambes qui seront très utiles lors d'une compétition aussi exigeante que l'Euro. L'âge moyen est de 25 ans et aucun joueur n'est âgé de plus de 31 ans.

Trois joueurs polonais occupent des rôles importants dans le très relevé championnat allemand, la Bundesliga. Jakub Blaszczykowski, Robert Lewandowski et Lukasz Piszczek seront essentiels à la Pologne, qui n'a perdu que trois de ses 13 derniers matchs internationaux.

Pour savourer la victoire, une équipe a d'abord besoin de marquer et la Pologne peut compter sur l'un des attaquants les plus dangereux du moment. Lewandowski a été élu joueur de l'année dans la Bundesliga lors de la saison 2011-2012.

À 23 ans, il a déjà été sélectionné 40 fois en équipe nationale. Piszczek était un attaquant à l'origine, mais a été muté à l'arrière en 2009. Il est maintenant un défenseur reconnu et sa carrière a pris son envol depuis.

L'entraîneur Franciszek Smuda a changé l'organisation des Polonais pour refléter le style plus énergique de la formation. Voilà de bonnes nouvelles.

Mais, malgré les améliorations des dernières années, la Pologne n'a toujours pas la qualité générale des équipes de têtes du tournoi.

En tant qu'équipe locale, les Polonais sont tombés dans un groupe favorable avec la République tchèque, la Grèce et la Russie.

Ils pourraient bien sortir de leur groupe et atteindre la deuxième ronde où ils devraient affronter le Portugal, l'Allemagne ou les Pays-Bas.

La Grèce

Si la Grèce aspire à répéter sa victoire-miracle de 2004 à l'Euro, elle devra utiliser la même recette : une défense impénétrable. C'est le style dans laquelle elle excelle le plus.

Faut-il le rappeler, cette année-là, les Grecs n'avaient concédé que sept buts en six affrontements.

Vrai qu'ils avaient brillé défensivement, mais leur entraîneur Fernando Santos ne serait pas fidèle aux traditions de son peuple, le Portugal, s'il ne prêchait pas aussi un certain goût pour l'offensive. En sélectionnant ses hommes, Santos a misé sur des joueurs de talent, mais non pas exclusivement des arrières.

Parmi eux, on retrouvera les jeunes Costas Fortounis, 19 ans, Kyriakos Papadopoulos, 20 ans, Yannis Fetfatzidis, 21 ans et Sotiris Ninis, 22 ans. Ce dernier est une énigme. C'est un milieu de terrain, mais il faut s'attendre à le voir appuyer ses coéquipiers en attaque. Cependant, il n'a pas joué depuis une blessure au genou subie en septembre et il ne sera de toute évidence pas à 100% pour ce tournoi de grande importance.

En fond de terrain, là où s'affirme cette équipe, Avraam Papadopoulos et Vasilis Torosidis ont toute la confiance de leur pilote. Papadopoulos apporte de la profondeur et de la stabilité et, à 20 ans, il le fera pour bien des années encore. Santos pourra aussi miser sur Jose Holebas, un défenseur né en Allemagne, d'une mère uruguayenne et d'un père grec.

Notons enfin que les Grecs se pointent à l'Euro en bonne forme comme en témoigne la séquence de 17 parties sans revers signée lors de l'arrivée de Santos, laquelle avait pris fin en novembre.

La Grèce a terminé en tête de son peloton lors des qualifications. Une tache à son dossier : elle ne se retrouve pas dans un groupe fort, mais a toujours éprouvé des ennuis contre la Russie, la République tchèque et la Pologne. En 30 confrontations, les Grecs n'ont triomphé que quatre fois.

La Russie

Les Russes sont tout à fait imprévisibles. Seront-ils totalement moches comme à l'Euro 2006? Leur entraîneur Dick Advocaat est respecté et il doit remercier le ciel d'avoir vu le sort les installer dans le groupe le plus faible du tournoi 2012.

La Russie a peu fait pour faire progresser son programme national. Sa dernière performance digne de mention est celle de 2008 alors qu'elle avait atteint la demi-finale en Autriche et en Suisse, profitant d'une attaque dynamique.

Cette année-là, nous avions assisté à l'émergence d'Andrei Arshavin et Roman Pavlyuchenko, qui ont par la suite décroché des contrats mirobolants dans la Premier ship anglaise. Cette fois, aucun des deux ne se distingue et ne permet aux amateurs d'espérer quoi que ce soit d'eux. Pire, ils ont même séché sur le banc durant la majorité de la dernière saison.

Arshavin pourrait se servir de l'Euro pour relancer sa carrière. L'aspect qui permet une mince dose d'optimisme est le fait que les deux athlètes, habituellement, se débrouillent bien quand vient le temps de représenter leur pays.

La délégation russe ne fera endosser l'uniforme qu'à cinq athlètes de moins de 25 ans. Un total de huit joueurs a soufflé plus de 30 bougies.

Il faut aussi préciser qu'Advocaat quittera la Russie au terme de cette compétition pour aller rejoindre le PSV Eindhoven, aux Pays-Bas. Alors, plutôt que bâtir un clan qui pourrait profiter de l'expérience actuelle pour grandir et aspirer à de bons résultats à la Coupe du monde de 2014 qui aura lieu au Brésil, il a choisi de tout miser sur l'instant présent. Déveine pour lui, des blessures l'obligent maintenant à lancer un appel à des jeunes.

En qualifications, la Russie a terminé première de son groupe, devançant l'Irlande, l'Arménie, la Slovaquie, la Macédoine et Andorre.

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