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Labatt a résisté à l’envahisseur...

Martin Leclerc - Journal de Montréal
18/11/2003 06h06 

Au début du mois d’octobre, Normand Legault croyait être sur le point de sauver son Grand Prix lorsqu’il a appris que la Brasserie Molson menait une négociation parallèle avec Bernie Ecclestone afin de s’approprier l’événement. Molson ressort passablement écorchée de cette guerre du houblon, qui a retardé d’un mois et demi la conclusion d’une entente avec le grand patron de la F-1.

Malgré les efforts – discutables – déployés par ses dirigeants au cours des deux derniers mois, Molson ne sera pas associée au Grand Prix du Canada, ni comme commanditaire ni comme actionnaire.

Le 19 octobre, le Journal de Montréal avait révélé que le président du comité de direction de Molson, Ian Molson, avait approché Ecclestone pour lui faire part du désir de la brasserie de se porter acquéreur du Grand Prix.

En plus de lorgner les bénéfices de l’entreprise de Legault, Molson visait à priver sa rivale Labatt de l’importante visibilité que lui procurait sa commandite du Grand Prix.

Cette démarche, menée à l’insu de Legault, avait eu pour effet de faire bondir les exigences financières du tsar de la F-1 et de faire avorter le sauvetage de l’événement.

On connaît la suite : les négociations qu’ont mené Molson et Ecclestone n’ont pas fait long feu et Legault s’est retrouvé seul à la case départ.

Au cours des dernières semaines, Molson a tenté une dernière fois d’évacuer son compétiteur du portrait en offrant à Legault un montant de commandite supérieur à celui versé par Labatt.

Selon nos sources, comme son contrat le lui permettait, Labatt a égalé la mise de Molson pour rester associée au Grand Prix.

« Nous n’avons pas agi comme nos compétiteurs, qui tentaient de passer pour des sauveurs alors qu’ils avaient en fait mis le Grand Prix en péril », a commenté un dirigeant de Labatt.

« Nous n’avons pas fait de bruit, mais nous étions là pour rester. »



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