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La Belgique dans la boukète!
Encore dégustée dans plusieurs familles de Liège lors de Noël, la boukète, une crêpe délicieuse à la farine de sarrasin, frite à la poêle dans du beurre avec des raisins de Corinthe ou des pommes, sans oublier l'ajout de sucre ou de cassonade, doit l'origine de son nom à une expression beaucoup moins appétissante...
Le belge Rodolphe de Wasseige écrit en effet dans ses «Mémoires d'un vieux Liégeois» que l'origine du mot boukète vient de l'expression «bouquettes â rèchton» (comprendre à crachat). Wasseige explique que «de même que nos blanchisseuses crachotent sur le fer à repasser pour se rendre compte de la chaleur qui s'en dégage, de même la marchande de crêpes fait sur le fond de sa poêle avant d'y déposer la pâte».
Enfin, qu'importe l'origine du nom de ces crêpes belges, il faut surtout savoir qu'elles sont accompagnées d'un bon vin chaud et que, dans le pays de Herve, on l'arrose du célèbre sirop qui fait l'honneur de la région.
Quant au repas traditionnel du temps des Fêtes, la Wallonie se régale de savoureuses «tripes à l'djotte», aussi appelées «vettes tripes», mais plus vulgairement «boudin vert» parce qu'elles sont à base de chou vert.
Dans plusieurs régions de la Belgique, tous les enfants savent que c'est Jésus lui-même qui vient déposer, au pied de leur lit, les savoureux cougnous de Noël, dont la pâte est façonnée jusqu'à ce qu'elle prenne la forme d'un corps à deux têtes. À Andenne, on prépare plutôt les «trairies». Il s'agit d'une série de cinq cougnous de taille décroissante. Chacun se retrouve dégusté presque religieusement après la Messe de Minuit.
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