Les procès qui ont retenu l'attention en 2012


Elizabeth Laplante

Parmi les procès les plus courus en 2012, plusieurs ont suscité l'indignation et des débats enflammés.

Outre les cas de meurtres prémédités, que les coupables ont tenté de maquiller avec soin, la libération de Guy Turcotte a ravivé les critiques sur la question de la non-responsabilité criminelle tandis que la comparution de Rémy Couture a entraîné bien des interrogations sur la limite entre l'art et l'obscénité.

Aussi sur Canoe.ca

L'année a débuté avec la reprise du procès de la famille Shafia, entamé en novembre 2011. Le jury a finalement déclaré Mohammad Shafia, sa femme Tooba Mohammad Yahya et leur fils Hamed, coupables du meurtre prémédité de quatre femmes de leur famille le 29 janvier.

Le 30 juin 2009, les corps de trois enfants de la famille, Zainab, 19 ans, Sahar, 17 ans et Geeti, 13 ans, ainsi que celui de Rona, 52 ans, la première épouse de Mohammad Shafia, avaient été retrouvés dans une voiture, au fond d'une écluse à Kingston, en Ontario. Les accusés ont été condamnés à la prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans.

En février, à Victoriaville, Vanessa Tremblay a été déclarée coupable du meurtre prémédité de Rémy Allaire, un crime particulièrement sordide.

L'homme de 65 ans a été battu et poignardé dans un appartement de Victoriaville en août 2010. Son corps a été découpé avec une scie circulaire et les restes ont ensuite été découverts dans un motel de Plessisville. Vanessa Tremblay, qui avait rencontré la victime à titre d'escorte, aurait agi avec son proxénète, Patrick Lavoie. Le procès de Patrick Lavoie qui est coaccusé dans ce dossier n'a toujours pas eu lieu.

Un ex-juge coupable de meurtre

L'un des procès les plus marquants de la dernière année est celui de l'ancien juge Jacques Delisle, devenu le premier magistrat à avoir été reconnu coupable de meurtre au premier degré au Canada en lien avec la mort de sa femme, Marie-Nicole Rainville.

Le 12 novembre 2009, M. Delisle avait contacté le 911 en leur disant que sa femme de 71 ans s'était suicidée. Selon la poursuite, le meurtrier a tenté de camoufler son crime qu'il aurait commis principalement pour un motif pécuniaire et parce qu'il souhaitait refaire sa vie avec une autre femme. Le verdict de culpabilité a été prononcé le 14 juin au Palais de justice de Québec, après deux jours et demi de délibérations. La défense a toutefois interjeté appel. Cette requête doit être entendue en février.

Plus récemment, Rémy Couture surnommé le «maquilleur de l'horreur» a été acquitté des accusations de possession, production et distribution de matériel obscène qui pesaient contre lui. Spécialisé dans les effets spéciaux d'horreur, l'homme avait été arrêté en octobre 2009 relativement à un site internet sur lequel il diffusait son travail, notamment des mises en scène de femmes violées, torturées et mutilées. Rémy Couture s'est toujours défendu en disant qu'il faisait de l'art.

Ils continuent de faire jaser

Le nom de Tania Pontbriand, cette ex-enseignante accusée d'agression sexuelle sur un adolescent de 15 ans, a circulé à maintes reprises en 2012. La présumée victime, aujourd'hui âgée de 25 ans, soutient qu'entre 2002 et 2004, elle a eu 300 relations sexuelles avec l'accusée qui était alors en position d'autorité. Un verdict est attendu ce printemps dans ce procès qui s'est étalé sur un peu plus de deux ans.

Finalement, la saga entourant l'ex-cardiologue Guy Turcotte, déclaré non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants, s'est poursuivie en 2012. Après un premier refus devant la Commission d'examen des troubles mentaux en juin, Turcotte a obtenu sa libération de l'Institut Pinel le 12 décembre. Une libération qui a relancé le débat entourant le verdit rendu lors du procès Turcotte, en 2011.


Vidéos

Photos