Des jeunes débranchés

Désintox - Des jeunes débranchés

Jean-Philippe Pineault
Le Journal de Montréal

Une école primaire de la Rive-Sud a expérimenté un «traitement choc» pour prévenir la violence. L'établissement a mis ses 653 élèves en cure de désintoxication de jeux vidéo, de télévision, d'ordinateurs et de consoles de jeux portables pendant dix jours.

L'établissement Jacques-Rocheleau, à Saint-Basile-le-Grand en Montérégie, a mis ses jeunes au défi de cesser temporairement de consommer de ces «quatre écrans» où la violence est omniprésente.

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, la vaste majorité des jeunes de l'école ont réussi à délaisser la télécommande et le clavier.

«La télévision, on est mieux de laisser ça fermé. Il y a beaucoup de films de violence, comme dans les films d'espions où il y a du sang», fait remarquer Cédric Ricard, six ans.

Toute la famille du garçon, parents compris, a fait le défi. Depuis six jours, aucune télévision de la maison n'a été allumée, assure la maman du garçon, Annie Desjardins.

La petite Anne-Sophie Bouchard-Foucault ne s'ennuie pas elle non plus de la télévision.

«Ça fait du bien de ne plus la regarder. On fait plus d'activités à l'extérieur, comme du skateboard», lance la fillette de sept ans, élève en première année.

Confier sa dépendance

Pendant exactement dix jours, soit jusqu'à demain vendredi, les 653 élèves de l'école peuvent amasser des points - à raison de cinq points la semaine et sept points le week-end - s'ils arrivent à résister à la tentation d'utiliser ces technologies.

Pour réussir le défi, les jeunes doivent accumuler 54 points à la fin de l'événement. Un journal de bord a été donné aux jeunes, à l'intérieur duquel ils peuvent inscrire les moments où ils ont eu le plus de mal à résister à leur «dépendance».

Trop d'images violentes

Des héros qui tuent leurs ennemis dans les jeux vidéo, des épisodes quotidiens de violence à la télévision: les jeunes sont bombardés d'images violentes. C'est avec cette idée en tête que la direction, le personnel de l'école et les parents ont lancé le projet novateur.

Pour arriver à résister à leurs accoutumances pendant le défi, les élèves de l'établissement scolaire peuvent prendre part à différentes activités pour se changer les idées.

«On a organisé des activités de hip-hop, de jeux de société et de danse», a indiqué Diane Savard, directrice de l'école.

jppineault@journalmtl.com


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