MONTRÉAL - On se dirige tout droit vers l'interdiction du port du masque lors des manifestations violentes, a déclaré le vice-président de la commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal mardi après-midi.
Sans dévoiler le libellé du règlement, Réal Ménard a livré les principales lignes, l'orientation et l'esprit de ce règlement en entrevue à TVA Nouvelles.
«Un des objectifs qu'on poursuit, c'est de permettre aux policiers, dans le cadre d'une manifestation, lorsqu'on a des raisons de penser que des méfaits publics vont être produits, que les policiers puissent identifier les individus», a résumé M. Ménard.
Par contre, il tient à préciser que le règlement vise les cas où «une violence est appréhendée» et qu'il ne s'agit donc pas d'une interdiction généralisée du port du masque.
«Il n'y a pas un des 65 élus du conseil municipal qui voudrait vivre dans une société où, sans nuance, on interdirait le port du masque. [...] Le phénomène que l'on veut contrer, c'est qu'il y a 800 manifestations sur le territoire du SPVM en moyenne par année et ce n'est pas vrai que le phénomène des casseurs, ces professionnels de l'infiltration, porteurs de violence, n'est là que le 15 mars. [...]
Il faut vraiment agir et ne pas laisser les casseurs renverser des voitures de police, fracasser des vitrines et faire des méfaits publics», a ajouté l'élu municipal.
Ainsi, ce règlement donnerait plus de pouvoirs aux policiers.
«Le jeune qui ne voudrait pas se démasquer serait carrément en situation d'infraction», a affirmé Réal Ménard.
En cas de contestation, M. Ménard dit que «c'est un règlement qui passerait les tests de la charte des droits et libertés parce qu'interdire les casseurs, c'est un objectif qui est urgent, réel et préoccupant dans une société libre et démocratique».