Agence QMI

Une décision « indéfendable » dit Legault

MONTRÉAL - Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) fait déjà un bien sombre bilan des actions du gouvernement Marois, critiquant par-dessus tout sa décision d'augmenter les impôts de façon rétroactive.

S'il se dit d'accord avec l'abolition de la taxe santé instaurée par les libéraux, François Legault estime que le manque à gagner qui en découle « ne doit pas être financé avec des mesures simplistes qui augmenteront le fardeau fiscal des Québécois ».

« Nous, on ne peut pas supporter une hausse d'impôts, donc c'est à Mme Marois de convaincre le Parti libéral d'augmenter les impôts ou de refuser de le faire», a-t-il dit lors d'un point de presse, mercredi.

Il a averti ainsi que son parti s'opposera à toute mesure allant dans le sens d'une hausse d'impôts.

Manque de transparence

Par ailleurs, le leader de la CAQ a critiqué la nature rétroactive de la mesure, un choix « indéfendable » puisque « les règles du jeu » ne peuvent être changées une fois que les décisions financières ont été prises, d'après lui.

Qui plus est, M. Legault estime que le Parti québécois a manqué de transparence pendant la campagne électorale au sujet de la rétroactivité des hausses d'impôts.
Série de critiques

Le chef de la CAQ s'en est aussi pris à d'autres décisions du gouvernement péquiste, notamment concernant le déclassement de la centrale Gentilly-2, le moratoire dans le dossier du gaz de schiste et la rumeur persistante voulant que l'ancien député péquiste de Gouin, Nicolas Girard, soit nommé à la tête de l'Agence métropolitaine de transport (AMT).

Selon François Legault, ces choix faits par le jeune gouvernement sentent « l'improvisation » et se justifient difficilement dans le contexte économique que l'on connaît.

 



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