MONTRÉAL – Au deuxième jour de son huitième congrès, Québec solidaire a présenté une cinquantaine de ses candidats parmi les 90 déjà désignés ou sur le point de l'être, en vue des prochaines élections provinciales.
La co-chef du parti, Françoise David, a souligné par voie de communiqué, samedi, que son parti sera prêt en vue d'un scrutin éventuel et qu'il aura des candidats dans les 125 circonscriptions du Québec, toujours en respectant la parité femmes-hommes.
«Les électrices et électeurs ont besoin d'un parti qui met la justice sociale au centre des politiques publiques», a-t-elle affirmé, ajoutant que les baisses d'impôts accordées à une minorité de citoyens et aux grandes entreprises menacent notamment l'accessibilité aux études et les conditions de retraite des aînés.
Parmi les nouvelles recrues se retrouvent notamment Éric Bédard, président du Syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska, ainsi que deux personnes impliquées dans les enjeux énergétiques et la protection de l'environnement : Nicolas Boisclair, réalisateur du documentaire «Chercher le courant», et Marie-Ève Mathieu, présidente du comité local de mobilisation contre le gaz de schiste de la Vallée des Patriotes.
En entrevue à LCN en après-midi samedi, Mme David a indiqué que Québec solidaire annoncera sa plateforme électorale dimanche, au terme de son congrès.
«On a déjà adopté des positions sur les questions énergétiques, le transport en commun, et on a chiffré le revenu minimum garanti», a-t-elle précisé.
«Il faut régler cette crise»
Questionnée sur la crise étudiante, Mme David a qualifié de «minimaliste» l'offre du gouvernement proposée vendredi aux étudiants.
«Le temps est venu pour le gouvernement de se rasseoir avec l'ensemble des fédérations étudiantes et de négocier sérieusement si on ne veut pas que des dizaines de milliers de jeunes perdent leur session», a-t-elle affirmé, ajoutant que des compromis sont nécessaires de part et d'autre.
«Il faut trouver des solutions mitoyennes, chacun devra faire des compromis, il faut absolument y arriver, c'est la seule façon d'en sortir», a-t-elle insisté.
Commentant les manifestations qui ont amené des milliers d'étudiants et citoyens dans la rue depuis les dernières semaines, elle a indiqué «qu' il y a quelque chose de beau, il y a des citoyens et citoyennes qui veulent s'impliquer, mais en même temps c'est préoccupant parce qu'on n'est pas exactement dans la paix sociale».