La Coalition Avenir Québec a présenté, dimanche, six candidats inconnus du grand public, qui tenteront de se faire élire au prochain scrutin sur l'île de Montréal et en Montérégie.
Julie Boncompain, candidate dans Mercier, et Paola Hawa, qui tente sa chance dans l'ouest de Montréal, sont des avocates.
Deux hommes affaires, Denis Leftakis et George Manolikakis, représenteront la bannière caquiste dans Châteauguay et Saint-Laurent, respectivement.
Une employée d'Hydro-Québec, Chantal Soucy, portera les couleurs de la CAQ dans Verchères, tandis qu'un enseignant, Jean-François Roberge, qui a déjà fait partie de la direction d'une association de comté du PQ, sera candidat dans Vachon à Longueuil.
Même si aucun des candidats n'est actuellement reconnu dans le milieu politique, le chef de la CAQ a défendu leur candidature.
«Comme c'est arrivé souvent dans le passé, les vedettes en politique n'étaient pas nécessairement des vedettes lorsqu'on les a annoncées comme candidats, a souligné François Legault. Je pense donc que ce sont des vedettes potentielles qu'on annonce aujourd'hui.»
«Ces candidats incarnent chacun à leur manière le renouveau avec une bonne dose d'expérience, l'engagement dans leur communauté et cette volonté d'incarner le changement responsable tant souhaité par des centaines de milliers de Québécois», a ajouté le chef de la CAQ.
Des candidats plutôt jeunes
Invités à prendre la parole, les candidats ont tour à tour expliqué leur vision du Québec.
«On a besoin de changement, le Québec peut faire mieux et doit faire mieux», a déclaré Julie Boncompain qui a 36 ans.
«Quand je lis des statistiques comme 29% de décrochage scolaire au Québec, ça vient me chercher en tant que mère, ça m'inquiète», a renchéri Chantal Soucy, qui a 38 ans.
Cette volonté de renouveau est un couteau à double tranchant, a dit Robert Bernier, professeur à l'École nationale d'administration publique, en entrevue à LCN.
«Ce sont des candidats jeunes. On voit que la CAQ veut jouer dans le renouveau et donner une image dynamique, ce qui n'est pas nécessairement mauvais, mais ça peut poser un problème de notoriété face au public. Ce ne sera pas facile», a analysé Robert Bernier.
La Coalition Avenir Québec tiendra son congrès de fondation, les 20 et 21 avril, à Victoriaville.