QUÉBEC – Impressionné par la ténacité des étudiants dans le conflit, Paul Gérin-Lajoie croit que les agissements des jeunes favoriseront un débat élargi au sujet des problèmes dans le domaine de l'éducation.
«Des étudiants qui veulent que le système se perfectionne est une très bonne chose en soi et en fera réfléchir plus d'un», a-t-il affirmé.
Quelques manifestations ont tourné au vinaigre depuis le début du conflit étudiant. Toutefois, le premier titulaire du ministère de l'Éducation refuse de juger la façon d'agir de certains manifestants.
« Chaque personne a sa façon d'exprimer son désaccord. Je n'en veux pas aux étudiants d'avoir opté pour cette voie. Je pense que ça démontre leur vigueur et la fermeté de leurs idées », a précisé M. Gérin-Lajoie, lors de la conférence de presse de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
Une association inquiète
Du côté de la FCSQ, la présidente Josée Bouchard, souhaite que le litige se règle le plus rapidement possible.
«Le conflit pourrait engendrer un délai pour les étudiants qui voudront entrer au cégep au mois d'août, a-t-elle indiqué. On espère que le gouvernement et les étudiants trouvent un terrain d'entente rapidement, pour que nos jeunes puissent persévérer dans leur cheminement scolaire.»
Un rendez-vous pour la réussite des élèves
La FCSQ a constaté que les commissions scolaires devaient se renouveler. En ce sens, trois axes d'intervention seront discutés lors du Sommet sur l'éducation publique au Québec, le 31 mai et 1er juin prochain. Le mandat de la FCSQ est de renouveler la gouvernance et la gestion des commissions scolaires dans l'optique d'améliorer la réussite des élèves.