MONTRÉAL - La loi 78, déposée par le gouvernement libéral, dans la nuit de jeudi à vendredi, a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, pour la plupart, négatifs.
Les commentaires émis semblent tous conclure que cette loi fera reculer la démocratie au Québec et le droit de manifester, de même qu'elle sera loin de calmer la crise étudiante qui sévit au Québec depuis environ trois mois.
La réaction du porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, sur Twitter a fait réagir :
@GNadeauDubois obéissons y au contraire. Appelons massivement pour signaler réunions et itinéraires. - @fgn2003
@GNadeauDubois avec des fautes... Voilà pourquoi il faut permettre l'accès aux études #PL78 - @francoisemond
@GNadeauDubois J'aimerais entendre les partis de l'opposition et les syndicats sur vos propos - @AnLapierre
Dès 13 h, jeudi, des termes relatifs à la loi 78 se sont hissés dans les tendances Twitter à Montréal selon le site web TrendsMap. Des termes comme «séance», «extraordinaire», «#plqcorrompu», «inquiétudes» ou des noms de députés de l'Assemblé Nationale ont tous été dans les mêmes tendances durant la nuit et vendredi matin. Le nom de Jean Charest et les mots-clics «#PL78» et «#loi78» ont également été une tendance selon Twitter.com, non seulement à Montréal, mais à travers le Canada en entier.
Jeudi soir, dès que le projet de loi fût disponible sur Internet, les utilisateurs des réseaux sociaux l'ont partagé en grand nombre. Selon le site web WebRankInfo, le projet de loi a été partagé plus de 600 fois sur Facebook.
Aussi, le site web, appuyé par les associations étudiantes, pour contester la loi spéciale (loi78.com) a été largement partagé sur les réseaux sociaux, soit près de 1000 fois sur Facebook et plus de 700 fois sur Twitter, toujours selon le site web WebRankInfo.
Les utilisateurs des réseaux sociaux se sont aussi mis à ridiculiser certains passages marquants de la loi 78, tout particulièrement l'article 16, qui indique : « qu'une personne, un organisme ou un groupement qui organise une manifestation de dix personnes ou plus qui se tiendra dans un lieu accessible au public doit, au moins huit heures avant le début de celle-ci, fournir par écrit au corps de police desservant le territoire où la manifestation […] ». En faisant une recherche sur Twitter, on trouve beaucoup de commentaires du genre :
Différentes pages Facebook ont été mises sur pied pour contester la loi comme «Québec: Député(e)s ayant voté pour le Projet de loi spéciale no.78», «Non à la loi spéciale», «Non à la loi spéciale ! Oui aux élections générales», «Place des débats – Jean Charest et la Loi spéciale 78» et «Nous sommes contre la Loi 78» qui regroupent plus de 2700 personnes. Le nombre de pages et leur nombre d'adeptes grossiront assurément.
Une photo où on invite les utilisateurs à signaler la page Facebook officielle du Parti libéral du Québec a aussi circulé amplement sur les réseaux sociaux.