Dans un billet intitulé «Ma position sur la Loi 101», le député de Beauce est longuement revenu sur les propos qu’il a tenus lors d’une entrevue à la radio News 95,7 à Halifax.
Il a confirmé que le Québec n’avait pas besoin de la Loi 101 pour protéger le français et s’est montré choqué par les «commentaires hargneux» engendrés par son point de vue.
«Je ne m’attendais pas à susciter une telle tempête en réitérant ma croyance qu’on devrait laisser les gens agir comme des individus libres et responsables, y compris lorsqu’il est question de protéger leur langue, au lieu de s’en remettre à la coercition étatique pour le faire à leur place», a-t-il écrit.
«Ma position est celle-ci: oui, il est important que le Québec demeure une société majoritairement francophone, a-t-il déclaré. Et idéalement, tout le monde au Québec devrait être capable de s’exprimer en français. Mais nous ne devrions pas chercher à atteindre cet objectif en restreignant les droits et la liberté de choix des individus.»
Selon lui, le consensus au sujet de la Loi 101, évoqué par toutes les personnalités politiques à avoir réagi à ses propos «n’existe tout simplement pas.»
Pour illustrer cette affirmation, il a cité une enquête réalisée l’année dernière par Léger Marketing qui «a montré que 66% des Québécois, y compris une majorité claire de 61% des francophones, étaient d’accord avec le principe selon lequel tout le monde au Québec devrait être libre de choisir sa langue d’enseignement.»
Maxime Bernier a estimé que les parents francophones devaient avoir le droit d'envoyer leurs enfants dans des écoles anglaises ou bilingues de façon à ce qu’ils maîtrisent parfaitement les deux langues.
Et il a terminé son billet en affirmant qu’une «importante population anglophone vit au Québec depuis 250 ans» et qu’en ce sens, «l’anglais aussi fait partie de l’identité québécoise».