Dans trois écoles privées sur quatre, plus de 90% des jeunes obtiennent un diplôme ou une autre qualification à la fin de leurs études secondaires, selon les statistiques fournies par le ministère de l'Éducation à la demande du Journal de Montréal.
Sur 128 écoles privées figurant dans le palmarès publié aujourd'hui, huit institutions ont même obtenu un taux de décrochage de 0% à la fin de l'année scolaire 2006-2007.
Cela contraste avec la situation observée dans le réseau public, où une vingtaine d'écoles ont vu plus de la moitié de leurs élèves décrocher, l'an dernier. Cette proportion grimpe à 85% à l'école Pierre-Dupuy de Montréal, selon des données révélées dans notre édition d'hier.
Des problèmes au privé aussi
Pour expliquer leur faible taux de décrochage, les écoles privées se font accuser par plusieurs de mettre à la porte les élèves indésirables. Mais le président de la Fédération des établissements d'enseignement privés, Jean-Marc St-Jacques, réfute cette accusation.
"Nous aussi, on est confronté à des élèves qui ont des problèmes, dit-il. Il y a 100000 élèves dans les écoles privées au Québec, ce ne sont pas tous des génies", lance le directeur du Collège Bourget, où le taux de décrochage atteint 15%.
Robert Cadotte, spécialiste de l'enseignement en milieu défavorisé, est pour sa part d'avis que la seule raison qui explique les faibles taux de décrochage au privé est l'argent. "Ils ont plus d'argent pour les activités parascolaires", dit-il.
Gérald Boutin, professeur à l'UQAM, croit pour sa part que le succès du privé repose aussi sur l'encadrement plus serré, le suivi des élèves, la présence des ressources et le plus grand intérêt des élèves pour l'école.
Le taux de décrochage représente la proportion d'élèves qui quittent le secondaire sans diplôme ou qualification. Il prend toutefois aussi en compte les élèves décédés et les immigrations hors Québec.