Lessive, nettoyage des planchers, ratio plus élevé d'enfants dans les groupes: les sept éducatrices du CPE font plus que leur tâche de travail normale.
Avec l'argent ainsi économisé, le CPE situé dans le quartier Saint-Michel, où les enfants sont les plus «vulnérables» à Montréal, est capable d'employer une accompagnatrice spécialisée à temps plein et de faire l'achat de matériel d'apprentissage particulier.
«On a un environnement très familial. Chacun met la main à la pâte», explique Annie Cauvin, adjointe à la pédagogie.
Manque de moyens
Le CPE de l'Est de l'île accueille 32 enfants, dont plusieurs ont des problèmes de comportement, des difficultés à s'exprimer ou à socialiser avec les autres.
«On est dans un secteur assez multiculturel. Il y a donc des enfants qui arrivent ici et qui ne parlent pas le français», explique la directrice de l'établissement, Diane Trottier.
«La collaboration avec les parents est super mais parfois, ils n'ont juste pas les moyens ou les ressources pour aider leur enfant», ajoute-t-elle.