Des caméras posées dans un garage municipal qui filment l'endroit où une centaine d'employés font l'entretien de leurs véhicules sont à l'origine d'une mésentente entre les cols bleus de Laval et leur employeur.
Un an après que le syndicat eut déposé un grief contre la présence de «tout appareil de surveillance» sur leurs lieux de travail, les caméras n'ont toujours pas été retirées par la Ville. Les cols bleus s'apprêtent donc à se présenter devant un arbitre.
«Les gens qui travaillent dans le garage municipal se sentent surveillés, et quand on se sent surveillé, on est plus stressé et il y a plus de risques d'accident», dénonce Martin Gagnon, président du syndicat des cols bleus de Laval.
«On trouve que les caméras sont inappropriées et néfastes à l'ambiance de travail», poursuit-il.
Sécurité
La Ville de Laval confirme qu'elle a installé trois caméras de surveillance dans le garage municipal situé sur l'autoroute 440, mais n'a aucune intention de les enlever.
«C'est normal qu'une municipalité veuille assurer la sécurité de ses bâtiments. Les caméras sont là pour garantir la protection du bien public», indique Marc Laforge, porte-parole de la Ville de Laval.
«Quand on n'a rien à se reprocher, il n'y a aucun problème», M. Laforge à l'intention des cols bleus incommodés par la présence de caméras de surveillance.
Le syndicat des cols bleus de Laval croit aussi qu'une quarantaine de véhicules seraient équipés de GPS et il compte contester cela devant l'arbitre.
La Ville de Montréal avait installé des GPS sur ses véhicules dans quelques arrondissements en 2006.
Des caméras miniatures qui espionnaient des cols bleus de Boisbriand ont été retirées en 2004 après qu'un employé en eut fait la découverte.