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France | Présidentielle 2012

Hollande «ment matin et soir», accuse Sarkozy

Agence France-Presse 
16/02/2012 14h32 
 
 
France | Présidentielle 2012 - Hollande «ment matin et soir», accuse Sarkozy
François Hollande (à gauche), actuel grand favori dans les sondages de la présidentielle des 22 avril et 6 mai, s'attaque au président sortant Nicolas Sarkozy. 
© Archives/AFP photo

ANNECY, France - Le président français Nicolas Sarkozy, désormais candidat à sa réélection, a accusé jeudi son principal concurrent, le socialiste François Hollande, de «mentir matin et soir» aux Français, lors de son premier meeting de campagne à Annecy (centre-est).

«Quand on dit à la presse anglaise qu'on est libéral et quand on vient expliquer aux Français que l'ennemi, c'est la finance, on ment, on ment matin et soir et ce mensonge n'est pas à l'honneur de celui qui le professe», a-t-il lancé, en référence à une interview du candidat socialiste au Guardian.

«Dans la vie, on peut défendre toutes les convictions, on peut même choisir son vocabulaire en désignant des ennemis mais dans la vie, on a un devoir, un devoir d'honnêteté, un devoir de courage, un devoir qui consiste à dire aux Français "je sollicite votre confiance, votre adhésion, vos suffrages mais je vous dirai la vérité. Je n'aurai pas une vérité en Angleterre et une autre en France"», a ajouté M. Sarkozy.

Se posant en grand réformateur, le président a égrené les chantiers de son quinquennat, de la réforme des universités à celle des retraites, pour mieux dénoncer «les vieux démons de l'idéologie» de ses adversaires socialistes, s'attaquant particulièrement à M. Hollande, actuel grand favori dans les sondages de la présidentielle des 22 avril et 6 mai.

«Quand on donne le droit de vote aux étrangers aux élections locales, on affaiblit la France. Quand on compromet l'avenir de la filière nucléaire, on compromet notre indépendance énergétique, on affaiblit la France. Quand on ne respecte pas la parole de la France, les engagements que la France a pris vis-à-vis de ses alliés, vis-à-vis de ses partenaires, on affaiblit la France parce que la France n'a qu'une parole», a-t-il lancé.

Sans jamais citer le nom de François Hollande, le président-candidat visait plusieurs de ses propositions, notamment celle de réduire la part du nucléaire dans l'énergie, ou sa promesse de renégocier le dernier traité européen sur la stabilité budgétaire.

«Au fond, j'ai considéré que je n'avais pas le droit de laisser les vieux démons de l'idéologie qui nous ont coûté si cher dans le passé reprendre le dessus», a expliqué le président candidat pour justifier son engagement dans la campagne.

«Ceux qui ont promis la retraite à 60 ans ne sont plus là mais vous, les Français, vous en payez encore les conséquences. Ceux qui ont fait les 35 heures ne sont pas aux responsabilités mais vous, les Français, vous en avez payé les conséquences», a-t-il martelé, s'attaquant à nouveau aux socialistes devant une salle conquise.

 
 






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