Il est vrai que les profits de Loto-Québec n’augmentent pas beaucoup, mais il faut aussi
examiner la croissance de ses
revenus, estime la direction
de la société d’État.
« Il y a eu un bond de plus de 2 G$ de notre chiffre d’affaires depuis 10 ans. Ce n’est pas rien », insiste le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy.
Le Journal de Montréal a tenté en vain d’obtenir une entrevue avec le nouveau p.-d.g. de Loto-Québec, Alain Cousineau. Nous voulions lui donner l’occasion de commenter ce reportage.
On nous a expliqué que celui-ci venait tout juste d’entrer en poste et qu’il n’était pas encore prêt à rencontrer les médias. C’est donc M. Roy qui s’est chargé de répondre à nos nombreuses
interrogations.
Loterie et casinos
Comment se fait-il que les profits des loteries stagnent ?
Comment se fait-il que ceux des casinos aient atteint un plateau après une progression fulgurante ?
« Il faudrait examiner les chiffres de façon suivie, mais il est clair que nous avons connu une expansion d’un point de vue commercial », insiste Jean-Pierre Roy.
Comment expliquer que les appareils de loterie vidéo soient responsables de la croissance du profit des 5 dernières années ?
Commission
Le porte-parole fait remarquer que la commission donnée à ceux qui ont les machines dans leur établissement a été de 30 % entre 1994 et 2001. Ce pourcentage est ensuite tombé à 26 % en 2001 et à 22 % tout récemment.
« Ça permet des économies à la Société des loteries vidéo du Québec et ça se reflète dans les coffres de Loto-Québec et du gouvernement », indique M. Roy.
Il ajoute que cette division ne compte que 40 employés. « C’est sûr que le taux de rentabilité est plus élevé que des divisions où on compte des milliers d’employés. »