Sports
Le football québécois a grandi
27/08/2009 18h38
Quand on regarde de plus près quelques statistiques, on constate rapidement que le football scolaire est en excellente santé et gagne en popularité chaque année.
En 2004-2005, on comptait 146 clubs dans les écoles secondaires de la province. L'année suivante, ce nombre est passé à 244 pour finalement atteindre présentement la barre des 300.
De plus, dans la conjoncture économique actuelle, le football est un sport bien moins coûteux que le hockey, qui peut facilement soutirer 5000 dollars annuellement des poches de parents de joueurs d'âge Bantam ou Midget.
Comparativement, un programme sport-étude de football nécessite un investissement d'environ 2500 dollars par année.
Partout dans la province, les programmes se multiplient et forment d'excellents footballeurs. Autrefois invités par politesse dans les camps d'entraînement de la Ligue canadienne de football, les Québécois font de plus en plus leur place et certains sont des joueurs clés de leur formation.
Un sport qui prend racine
Autre preuve de l'intérêt soutenu et grandissant pour ce sport, les Alouettes font salle comble année après année. Si bien qu'on ajoutera bientôt 6000 sièges au Stade Percival-Molson.
À travers la LCF, les assistances se maintiennent ou sont en croissance. Il n'y a qu'à Hamilton qu'on a noté une légère baisse la saison dernière. Les déboires répétés de l'équipe de l'Ontario y sont sûrement pour quelque chose.
Mais somme toute, la culture du football prend racine, comme en témoigne la volonté de la télévision de Radio-Canada de diffuser des matchs de football universitaire cet automne. Dommage toutefois que les traditionnels tailgates soient interdits à Montréal. Ces événements amèneraient encore plus de financement aux programmes amateurs.
Bref, c'est le temps de trimbaler sa chaise de camping aux abords des terrains de football. Le relève est sous nos yeux et je compte bien en être un témoin privilégié.
Propos recueillis par Mikaël Filion
