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Y-a-t-il une malédiction sur Montréal ?
29/04/2009 21h28
La perte du Grand Prix
La perte la plus difficile, monétairement parlant, a été celle du Grand Prix de Montréal. Des millions de dollars en retombées économiques et un événement mondain en moins, certains considèrent la disparition de cette course de prestige comme étant le plus dur coup pour la ville de Gérald Tremblay depuis la transition du club de baseball des Expos vers Washington.
Le chemin de croix du Canadien…
Tous s’attendaient à de grandes choses en cette saison du Centenaire. L’acquisition des Tanguay, Laraque et Lang devait améliorer une formation qui était la meilleure de l’Association de l’Est de la LNH en 2008. Avec un peu de recul, il est difficile d’imaginer une pire saison pour le CH.
Avec les écarts de conduites des joueurs, les blessures à profusion, les jeunes qui n’ont pas progressé, le congédiement de l’entraîneur-chef, Guy Carbonneau, de même que le passage en sauvette en séries éliminatoires, les fantômes du forum et les légendes qui ont sué sang et eau pour l’organisation ont dû avoir quelques soubresauts…
Seule la prestation d’Alex Kovalev au Match des Étoiles, nommé joueur du match, a été positif pour le Tricolore.
Les Alouettes défaits à domicile pour la Coupe Grey
Les Moineaux ont également cessé de voler haut après la mi-temps de leur match de championnat de la Coupe Grey, devant 66 308 spectateurs au Stade olympique. Les Alouettes avait pourtant pris les devants deux fois avant de voir les Stampeders piétinner la troupe montréalaise.
Déceptions sur le ring…
Du côté des sports de combat, on peut sans aucun doute noter la performance très décevante de Joachim Alcine au Stade Uniprix. Lui qui n’a jamais semblé vouloir engager le combat s’est fait «coucher» au 7e round devant Daniel Santos, perdant ainsi son sceptre WBA des poids super-mi-moyens. Depuis, Alcine a semblé perturbé, absent au gymnase et refusant de combattre les vendredis et quand il fait clair en raison de sa religion adventiste…
La Régie des Alcools, des Courses et des Jeux a également été échaudée. Le compteur qui a laissé aller le 10e round de l’affrontement Ngoudjo-Urango durant un peu plus de 5 minutes a passablement sali le nom de Montréal sur la scène de la boxe internationale. On ne parlera pas non plus de la saga nébuleuse de Strikeboxing, qui s’est terminé par une foire et raison d’une organisation douteuse.
Du côté du UFC, le Brésilien Anderson Silva, dont on dit le meilleur combattant ultime de la planète, a livré un combat somnifère devant un Centre Bell plein à craquer. Plusieurs partisans qui avaient payé des centaines de dollars n’ont d’ailleurs pas caché leur mécontentement…
L’Impact s’effondre comme un château de carte
Après un début de saison de misère où Nick De Santis a cédé sa place à John Limniatis, l’Impact de Montréal a réalisé l’impensable en remportant le Championnat canadien Nutrilite, représentant le Canada à la Coupe des Champions de la CONCACAF. Le parcours du Onze montréalais était irréprochable, frôlant la perfection et a même comblé plus de 55 000 spectateurs au Stade olympique. Les rêves se sont toutefois vite évanouis lors du match retour de quart-de-finale au Mexique, face au Santos Laguna, où l’Impact a perdu une avance insurmontable et alloué quatre buts dans la dernière demie fatidique dont deux buts dans les temps de réparation pour s’incliner dans une version digne de l’apocalypse.
vincent.morin@24-heures.ca
